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L’hyper-Finistère

La consommation des ménages français, un des principaux moteurs de la croissance économique nationale, a décéléré en 2017[1]. Elle progresse de 1,3 %, contre + 2,1 % en 2016, en raison notamment de la réduction d’achat de biens manufacturés (- 0,7 point). Dans le même temps et, après deux exercices de quasi-stagnation, les prix à la consommation repartent à la hausse (+ 1 %)[2]. L’année est marquée par une croissance élevée du prix de l’énergie (+ 6,2 %) et de celui de l’alimentation (dont +3,3 % pour les produits frais). Le prix des services progresse légèrement (+ 1 %) tandis que celui des produits manufacturés enregistre une nouvelle baisse (- 0,6 %).

[1] Insee. Informations rapide n°54 – 28 février 2018
[2] Insee. Informations rapide n°8 – 12 janvier 2018

Offre en recul

À fin 2017, le Finistère compte 6 735 commerces en activité[3]. Après deux années de croissance, le département a perdu plus d’une centaine de points de vente (- 102 ; – 1 %).

Le secteur alimentaire enregistre un recul de 36 commerces (- 3 %). L’offre en équipement de la personne est également fortement impactée avec la disparition de 35 points de vente (- 3 %). Ce secteur est celui qui a le plus souffert sur les 5 dernières années avec la fermeture de près de 10 % de ses vitrines (- 113).

Après plusieurs années de progression, le secteur hygiène-santé perd 15 magasins (- 1 %). A l’inverse, l’offre en équipement de la maison se stabilise après 4 années de baisse ininterrompue.

[3] Fichiers des entreprises – CCIMBO – Champ Observatoire Régional du Commerce (ORC) – Données au 31 décembre 2017

 

Répartition des commerces par secteurs d’activités

Source : Fichiers des entreprises – CCIMBO – Champ Observatoire Régional du Commerce (ORC) – Données au 31 décembre 2017.

 

Évolution du nombre de commerces par secteurs d’activités depuis 5 ans (base 100 en 2012)

Source : Fichiers des entreprises CCIMBO – Champ Observatoire Régional du Commerce (ORC).

Plus de 1 000 grandes surfaces

En 2017, le département a franchi la barre symbolique des 1 000 grandes et moyennes surfaces (GMS) avec 1 006 points de vente en activité. Il est de loin le département le mieux doté en Bretagne : Ille-et-Vilaine (882 GMS), Morbihan (751) et Côtes d’Armor (540). Avec 12 magasins supplémentaires, la surface commerciale s’est accrue de près de 20 000 m² (+ 1,5 %) dont la moitié pour le seul secteur de l’équipement de la maison. Ce dernier représente à lui seul, avec 520 000 m² plus de 40 % de la surface totale des GMS départementales. C’est le secteur qui évolue le plus massivement avec la mise en œuvre d’opérations importantes à l’instar de l’implantation de Leroy Merlin à Brest mi-2017 sur une surface de vente intérieure/extérieure de 17 000 m².

Au cours de l’année, la CDAC[4] a statué sur 24 dossiers représentant une surface commerciale de 26 400 m². Elle a rendu 22 avis favorables pour des projets de création ou d’extension autorisant 24 590 m², soit un taux d’accord de 93 %. Deux projets ont reçu un avis défavorable : l’extension du Centre Leclerc de Carhaix et le transfert-extension du Point Vert de Saint-Pol-de-Léon. Parmi les principaux accords : la création d’un nouveau Magasin Vert à Brest (5 423 m²) et le développement des nouveaux magasins Lidl sur un concept standardisé de 1 421 m² à Douarnenez, Morlaix et Châteaulin.

[4] Commission départementale d’aménagement commercial. Analyse hors projet de cinémas et de drive.

Dynamisme de l’emploi

Près de 28 000 salariés travaillent dans le commerce de détail[5] finistérien en 2017, près de 400 de plus que l’an passé. Cette progression (+1,5%) inscrit le département dans la tendance bretonne (+ 1,4 %). Le Finistère reste le 2e employeur à l’échelle régionale après l’Ille-et-Vilaine (32 000 salariés) et le 2e département breton par la croissance des effectifs derrière le Morbihan (+ 2 %). Les croissances régionales et départementales sont plus marquées dans le secteur des cafés-hôtels-restaurants où le Finistère, avec 10 550 salariés, affiche une progression de 3 %, contre 3,6% en Bretagne.

Selon l’enquête sur les besoins de main d’œuvre menée annuellement par Pôle Emploi[6], près de 29 000 recrutements sont prévus par les chefs d’entreprises finistériens en 2017. Parmi ces derniers, 5 260 embauches le sont dans les métiers de l’hébergement-restauration et 2 569 dans le secteur commercial. Ces recrutements sont pour deux tiers d’entre-eux saisonniers et les dirigeants d’entreprises déclarent que dans 40 % des cas il sera difficile de trouver des candidats. Aux premiers rangs des postes proposés se trouvent les serveurs de cafés restaurants (1582 projets de recrutement), les aides et apprentis de cuisine, employés polyvalents de la restauration (1054) et les  employés de l’hôtellerie (958).

[5] Panorama du Commerce de détail en Bretagne en 2017 – Source Urssaf – Données au 1er janvier 2017.
[6] Enquête BMO 2017 – Pôle emploi Crédoc

Effectifs salariés dans le commerce de détail et les cafés-hôtels restaurants dans les 4 départements bretons

Source : Urssaf – Données 2017.

Les 10 métiers du commerce et de l’hôtellerie-restauration les plus recherchés en Finistère en 2017. En nombre de recrutement, part de recrutements saisonniers et difficiles

Source : Enquête BMO 2017 – Pôle Emploi / Crédoc.

38500

salariés dans le commerce et l’hôtellerie-restauration*

6735

commerces en activité**

93 %

taux d’acceptation des surfaces commerciales demandées en CDAC***

Source : Urssaf – Données 2017*

Source : Fichiers des entreprises CCIMBO – Champ Observatoire Régional du Commerce (ORC) – Données au 31 décembre 2017**

Source : Préfecture du Finistère***